La villa du lac
Roman contemporain Romans
La famille est ce qu’il y a de plus important, surtout lorsqu’elle s’effondre
Alors qu’une vague de chaleur s’abat sur l’Europe, Goose et ses trois sœurs se réunissent dans la maison familiale au bord du lac d’Orta, dans le Piémont italien. Leur père, Vic Kemp, un artiste renommé, vient de mourir. Il s’était récemment remarié avec une femme beaucoup plus jeune, Bella-Mae, et s’était installé en Italie pour terminer son chef-d’œuvre. Mais aucune trace du tableau n’a été retrouvée…
Si Goose et ses sœurs ont toujours été proches, tandis qu’ils cherchent des réponses au cours de cet été étouffant, ce qu’ils apprennent – sur eux-mêmes, leur père et leur nouvelle belle-mère – les éloigne les uns des autres avant qu’ils ne puissent comprendre quel est le véritable héritage de leur père.
Extraordinairement captivant, ce roman explore les relations entre frères et sœurs et les fissures minuscules qui peuvent apparaître au sein d’une famille. Que se passe-t-il lorsqu’elles se creusent et comment peut-on les réparer ?
« J’ai voulu écrire sur ces moments où le chaos vient s’installer dans une famille, ces moments où le désordre fait irruption, non seulement à la mort d’un parent, mais aussi à la suite de tout événement traumatisant ou imprévu. »
Rachel Joyce
Interview de l’auteur
Quand Rachel Joyce parle de son roman…
Désordre « J’ai voulu écrire sur ces moments où le chaos vient s’installer au sein des familles, ces moments où le désordre fait irruption, non seulement à la mort d’un parent, mais aussi à la suite de tout événement traumatisant ou imprévu. »
Vérité « Le livre ne dit pas quelle est la vérité, car il traite de la vérité de l’artiste, qui n’est pas nécessairement une vérité linéaire, mais une impression, un reflet. Tout au long du livre, le lac renvoie aux enfants de Vic leur propre image. »
Autrui « Ce sont les conséquences qui m’ont toujours intéressée, ainsi que la manière dont on parvient à se reconstruire, et c’est là que Bella-Mae entre en scène. Qui est-elle ? Est-elle leur projection ? Manipule-t-elle vraiment tout ? Il ne s’agit pas seulement de savoir à quel point nous nous connaissons les uns les autres, mais aussi de savoir jusqu’à quel point on peut apprendre à connaître un étranger. À quel point nous nous connaissons nous-mêmes par rapport à cet étranger ? »
Monde « En terminant la trilogie Harold Fry, j’avais besoin et envie de prendre une nouvelle direction. La trilogie avait atteint une conclusion naturelle, et vraiment réussie. Mais je voulais être libre d’écrire d’une manière qui reflète qui je suis aujourd’hui. Par ailleurs, le monde a tellement changé, et je ne vois toujours pas comment un écrivain peut ne pas être influencé par ce qui se passe autour de lui. Avec La Villa du lac, j’ai senti que ma vision des choses n’était plus la même et que ce qui m’intéressait, c’était d’observer la dynamique des fratries. Jusqu’à présent, tous mes personnages, ou presque, étaient des enfants uniques… »